15e GRAND PRIX HISTORIQUE DE MONACO

Les 60 ans de la F1 à moteur 3 litres de cylindrée et les 40 ans de l’année turbo.

Cet évènement unique qui s’est déroulé du 24 et 26 avril a célébré les 60 ans de la Formule 1 à moteur 3 litres de cylindrée et les 40 ans de l’année turbo.

C’est une nouvelle fois un plateau de voitures de course unique qu’a rassemblé pour cette 15e édition l’Automobile club de Monaco (ACM) sous le haut patronage de leurs Altesses sérénissimes, le Prince et la Princesse de Monaco, avec le concours du gouvernement Princier, de la municipalité et la Société des bains-de-mer.

D’autres chiffres ne peuvent laisser indifférents : 710 commissaires, réputés comme étant les meilleurs du monde, 21 km de rails de sécurité, 8 020 extincteurs à raison d’un tous les 15 mètres, 9 grues, 110 pompiers professionnels, sans oublier les 19 virages du circuit avalés en 2025 en 1’09 par Lando Norris au volant de sa Mc Laren avec une moyenne de 171 km.

199 bolides répartis en 8 catégories

Monaco 2026 ce sont avant tout des chiffres qui donnent le tournis : 199 bolides de 1925 à 1985 répartis en 8 catégories différentes. Sans compter « également cette année une parade Ferrari : Cavallino Classic Monaco 2026 qui a réuni une douzaine de formules 1 plus récentes. Fondé en 1978, le Cavallino Classic, célèbre l’héritage d’Enzo Ferrari en mettant à l’honneur les automobiles les plus emblématiques de la marque au cheval cabré. À l’occasion de son 35e anniversaire l’évènement a inauguré, lors du Grand prix historique, une édition entièrement consacrée aux Ferrari de formule 1. Ce Cavallino Classic réuni deux traditions complémentaires : le concours et le frisson de la vitesse. Ils créent une harmonie unique sur le Rocher, où la formule 1 devient durant un mois entre Grand prix historique, Grand prix de formule 1 électrique et celui réservé aux moteurs thermiques, un véritable art de vivre. Ce défilé de Ferrari de formule 1 a réuni plusieurs générations de monoplaces, de la F3000 pilotée par Michael Schumacher en 1998 à la F2008 de Kimi Räikkönen de la saison 2008.

Un code de la bonne conduite

Et puis il reste ces fameux pilotes qui ont fait de la formule 1 ce qu’elle est devenue aujourd’hui. De Jacky Ickx cette année à Jean Alesi en passant par Émile Breittmayer et son père Olivier, tous se prêtent dans les paddocks au jeu du selfie ou la dédicace. Croiser des stars à Monaco est monnaie courante. Pour autant une sorte de code de la bonne conduite s’est installé sur le Rocher. Aucun d’entre eux n’est assailli par des volées de paparazzis.

Pour autant le Grand prix historique de Monaco n’est pas que strass, paillettes et bulles de champagne. L’évènement reste avant tout une course, une vraie avec ses espoirs et désillusions. Richard Bradley en a fait les frais au volant de sa Maserati 4CL de 1939. Alors que la victoire lui semblait acquise, le pilote anglais a été contraint à l’abandon à quelques centaines de mètres du drapeau à damiers. Jean Alesi aussi à connu des ennuis mécaniques, ne lui permettant pas de prendre le départ de la course du dimanche. Le vendredi ses essais s’étaient arrêtés dans le rail de la chicane après la piscine. D’autres ont connu la victoire et sont repartis avec leur couronne de laurier autour du cou. Ainsi Stuart Hall s’impose à deux reprises. Tout comme d’ailleurs son compatriote et son compatriote, Michael Lyons.

Dimanche 26 avril vers 19 heures les moteurs se sont tus après une dernière course qui a connu de nombreuses passes d’armes et de rebondissements. Il faudra maintenant attendre jusqu’en 2028, pour que le Rocher s’enflamme pour la 16e au son des voitures de course historiques.

Yannick Picard

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